L’assassinat de sang froid de Pavlos Fyssas (34 ans) à Keratsini, par des membres de l’Aube Dorée armés de couteaux, lors d’une embuscade nazie a bouleversé des millions de gens, en Grèce et dans le monde entier.

Il y a 8 mois c’est le travailleur pakistanais Sahjat Lukman qui a perdu la vie, poignardé par des membres de l’Aube Dorée à Petralona. Maintenant c’est l’alarme pour tous : les sections d’assaut paramilitaires des néonazis, arborant des t-shirts noirs et des variantes de la svastika procèdent maintenant a des attaques meurtrières contre des militants de gauche, des anarchistes, des communistes, des syndicalistes, des homosexuels et des antifascistes. En même temps, la catastrophe économique qui constitue le terreau de l’émergence du fascisme, s’approfondit de plus en plus. Ceux qui croyaient à un retour rapide à la normalité qui entraînerait automatiquement un recul de l’Aube Dorée, sont démentis. Les enjeux et les défis les plus importants ne sont pas derrière nous. Ils sont devant nous.

Les responsabilités du gouvernement de droite d’Andonis Samaras, qui gouverne avec ce qui reste du parti social-démocrate PASOK d’Evangelos Venizelos, ne pourraient pas être plus grandes.Sans le soutien politique de Samaras et de Dendias, les néonazis de l’Aube Dorée n’auraient pas intensifié leurs crimes racistes et orchestré les attaques fascistes à Perama et à Keratsini. C’est seulement du fait du poids écrasant des mobilisations antifascistes et de la grandiose manifestation ouvrière antifasciste qui a marché vers les bureaux centraux de l’Aube Dorée à Athènes, que le gouvernement a été obligé d’ouvrir l’enquête judiciaire sur le gang criminel des néonazis qui se dissimulait derrière une vitrine de parti politique.

Nous savons que les ressemblances historiques peuvent souvent désorienter. Mais la crise à laquelle fait face la société grecque ne peut être comparée qu’à celle des années 30. L’Aube Dorée a pour modèle le mouvement national-socialiste d’Hitler. Face à cette menace, le gouvernement de Samaras durcit son programme d’extrême droite, ne gouvernant plus que par décret ministériel. Il semble hésiter entre les politiques de Dollfuss en Autriche dans l’entre-deux guerres et de Brüning dans l’Allemagne de Weimar. Historiquement ces politiques n’ont pas empêché l’avènement du fascisme, mais lui ont ouvert la voie.

Le racisme est devenu en Grèce une politique officielle d’Etat: des dizaines d’immigrés sont enfermés jusqu'à 18 mois dans des camps de concentration pour le seul fait de ne pas avoir de papiers en règle. L’accès au centre d’Athènes, pour quelqu’un qui a la peau foncée, est dangereux, soit en raison des opérations de « balayage » de la police sous le nom d’inspiration Orwellienne de « Xenios Zeus » (Zeus Hospitalier), soit à cause des attaques fascistes de l’Aube Dorée. En même temps, le gouvernement de Samaras poursuit la mise en application des mémorandums d’austérité qu’impose la Troïka, et utilise la répression sauvage contre chaque mobilisation des syndicats et des organisations de jeunesse, c'est-à-dire la seule force qui peut offrir une solution collective de rechange à l’abysse de la crise. Le gouvernement détruit ainsi la base des libertés et des droits démocratiques acquis avec du sang et des sacrifices, lors du renversement de la dictature des colonels et des luttes de la période de transition.

Les immenses manifestations antifascistes contre l’assassinat de Pavlos Fyssas ne sont pas tombées du ciel: elles se situent dans le sillage d’une action tenace et de longue durée dans les quartiers, les lieux de travail, les grandes mobilisations comme celle du 19 Janvier. C’est ce mouvement qui contrôle les rues, et non les sections d’assaut nazies de l’Aube Dorée. Le développement le plus porteur d’espoir ces derniers mois est l’émergence d’un antiracisme combattif et la rébellion des prisonniers du camp de concentration d’Amygdaleza ainsi que les enfants de seconde génération qui revendiquent le droit a la nationalité.

Pour la victoire du mouvement antifasciste et antiraciste!

*Nous poursuivons l’action antifasciste centrée sur le démantèlement complet des sections d’assaut des néonazis avec la fermeture immédiate de leurs bureaux. Nous exigeons l’arrêt immédiat du versement des indemnités parlementaires et des subventions de l’Etat. Dévoilement des milieux qui les financent et sanction des coupables.

*Que soient jugés les racistes de l’Aube Dorée pour les attaques et les pogroms dans les quartiers. Les fascistes hors du parlement, des conseils municipaux, des syndicats. Justice pour Pavlos Fyssas et Sahjat Lukman.

*Que cessent les persécutions judiciaires pronazies contre le coordinateur de la KEERFA, Petros Constantinou et les autres antifascistes.

*Nous exigeons que soit mis fin à la collaboration de la police avec l’Aube Dorée. Que soient jugés les policiers et les fonctionnaires, aussi haut placés qu’ils soient, pour les crimes racistes, tortures d’immigrés et couverture des crimes des néonazis.

*Nous exigeons la fermeture des camps de concentration, que cessent les opérations racistes de “balayage”. Que soit démantelé l’organisme Frontex qui sème la mort aux frontières pour les refugiés, les femmes et les enfants. Le crime de Lampedusa avec ses centaines de morts est une alerte pour nous hâter d’en finir avec les politiques racistes et criminelles de l’U.E. – forteresse.

*Nous exigeons le droit à la nationalité pour tous les enfants sans exception. Légalisation et asile pour les refugiés et non de nouvelles entraves. Des permis de travail et de séjour pour tous les immigrés.
Nous avançons vers une coordination internationale avec un premier appel à l’action européen et international contre le fascisme le 22 Mars 2014.

*Nous avançons sans avoir l’illusion que le fascisme peut être vaincu dans les tribunaux et par les juges. Seule l’action massive du mouvement antifasciste et antiraciste, l’action du mouvement ouvrier et étudiant peut briser les fascistes. C’est pour cela que la KEERFA prend l’initiative dans chaque quartier, chaque lieu de travail, chaque université ou école, de construire l’union dans l’action pour chasser les fascistes. Nous revendiquons la démission du gouvernement qui pendant tout ce temps, couvrait l’action des néonazis et dont ses cadres continuent à couvrir. Dans le déploiement des luttes, les comités locaux de la KEERFA se mettent en avant afin d’unir le mouvement. Nous appelons à l’action unitaire les syndicats, les artistes et hommes de lettres, les organisations de gauche, les partis municipaux, les associations étudiantes, les collectifs de résistance et les mouvements locaux.

*Nous renforçons les comités locaux de la KEERFA afin de répondre aux attentes des milliers d’activistes qui ont pris confiance avec les victoires du mouvement contre les fascistes.

Partout, nous relions l’action antifasciste avec les luttes des travailleurs contre les mémorandums, l’austérité, la pauvreté et le chômage. Nous construisons un mouvement d’espoir, contre le désespoir qui nourrit le fascisme.

International day of action against fascism and racism, 22 March 2014

Faced with the rising threat of neo-Nazism, a new resistance movement unfolds and struggles to stop it before it's too late. On January 19, in Athens and in over 40 countries, thousands marched against fascism and racism, as a signal that the hope that struggles bring can defeat despair and fear. After the murder of  Pavlos Fyssas a strong antifascist mobilization forced the government to crackdown against Golden Dawn.

Increasingly, governments are playing the card of racism  blaming immigrants for their dead-end crisis and mass unemployment. They want to turn immigrants into scapegoats for their bankruptcy.

Neo-nazis are bred by racism, the policies that build concentration camps for FRONTEX and the closure of the borders fortress Europe. They are also bred by the intensity of "anti-crime" policing, as governments attribute criminality to immigration, instead of blaming the poverty and misery that their policies bring. The neo-Nazis attempt to attract angry voters in a period of severe political and economic crisis, of neoliberal austerity policies attacking jobs, salaries, education and public health and undermining of democratic rights.

It's time to escalate, to strengthen and coordinate all over Europe and the world our common steps to resist racism and the threat of fascism.

There can be no tolerance for the attempt to legitimize the fascists using the national elections, the European Parliament and  the local elections as a means to whitewash their criminal activity in the streets and our neighbourhoods. We need to build  the struggle to defend the unity and workers' rights regardless of religion, ethnicity, gender, skin colour, sexual orientation. We need to defend the richness of multicultural society. Let’s make our neighbourhoods and our cities bridges of friendship and solidarity, away from rationales of separation. We should not allow the neo-Nazis to form attack squads, to raid and wreak terror by burning mosques and synagogues, beating migrants, refugees and Roma, attacking homosexuals and targeting militants of the left.

We urge the trade unions, youth organizations, the anti-racist and anti-fascist organizations, immigrant communities, movements defending the rights of gays, women, Roma to join us in the fight for a Europe and a world without racism and fascism, to block the lies, ignorance, fear and prejudice that breed racism, Islamophobia, anti-Semitism and pave the way for the fascists.

Let’s unite against fascist organisations and  racism and islamophobia!

We call an international day of action with demonstrations against fascism and racism on Saturday 22 of March 2014.

L'assassinat a sang freda de l'artista de 34 anys Pavlos Fyssas a Keratsini de mans de criminals d’Alba Daurada en una emboscada nazi ha causat commoció en milions de persones, no només a Grècia sinó a tot el món.

Fa vuit mesos va ser el treballador pakistanès Shehzad Lukman qui va perdre la seva vida, apunyalat per membres d’Alba Daurada a Petrálona. Ara les campanes dobleguen per tots: les brigades paramilitars dels neo-nazis, amb camises negres i variants de l’esvàstica, estan duent a terme agressions a integrants de l'Esquerra, anarquistes, comunistes, sindicalistes, homosexuals i antifeixistes. Al mateix temps, el desastre econòmic que subjeu al sorgiment del feixisme s'està aprofundint. Ha quedat demostrat que aquells que creien en una tornada ràpida a la normalitat que desinflaria automàticament a Alba Daurada estaven equivocats. Els majors reptes no queden enrere. Els tenim encara per davant.

La responsabilitat del Govern de Dreta d'Antonis Samarás, amb suport del que queda del partit social-demòcrata PASOK d'Evángelos Venizelos, no podria ser major. Entenem que les analogies històriques sovint poden resultar confuses. Però la crisi que està travessant la societat grega pot comparar-se a la dels anys 30. El propi emmirallament d’Alba Daurada en el moviment nacional-socialista de Hitler. Sota aquesta amenaça, el Govern de Samarás està endurint la seva agenda conservadora en forma de decrets autoritaris mitjançant l'ús del poder executiu. Sembla oscil•lar entre la política d'Engelbert Dollfuss a Àustria en el període entre guerres i la d'Heinrich Brüning en l'Alemanya de l'època de Weimar. Històricament, aquestes polítiques no van posar cap barrera al feixisme, sinó que li van preparar el camí.

El racisme a Grècia s'ha convertit en una política oficial d'Estat. Milers d'immigrants estan detinguts en camps de concentració fins a 18 mesos per estar indocumentats. Accedir al centre d'Atenes, si tens la pell fosca, és perillós, ja sigui pel projecte de “aturar i registrar” de la policia grega (ELAS) amb el nom orwellià de “Xenios Zeus” (Zeus hospitalari) o pels atacs feixistes d’Alba Daurada. Al mateix temps, el Govern de Samarás continua implementant fidelment el memoràndum d'austeritat imposat per la Troica i reprimeix brutalment qualsevol mobilització dels sindicats i de la joventut, això és, de l'única força que pot proporcionar una alternativa col•lectiva a l'abisme de la crisi. D'aquesta manera, el Govern soscava els fonaments de les llibertats i els drets democràtics aconseguits amb sang i sacrifici, amb el derrocament de la Junta dels Coronels i les lluites que van seguir en el període de la transició.

Els signants d'aquesta crida no creiem que la història simplement es repeteixi. Hem vist en la pràctica – de fet hem participat activament a donar-li forma- la força que pot traçar avui un camí diferent contra l'amenaça feixista, no com va ocórrer en els anys 30. Les manifestacions antifeixistes multitudinàries contra l'assassinat de Pavlos Fyssas no han caigut del cel. Darrere d'elles hi ha un persistent i durador activisme antifeixista i anti-racista, en barris, llocs de treball i grans mobilitzacions com la del 19 de gener de 2013. És aquest moviment el que controla els carrers, no les tropes d'assalt d’Alba Daurada. El més prometedor en els últims mesos ha estat el sorgiment d'un anti-racisme militant per part dels immigrants mateixos, des dels recol•lectors de maduixes de Manolada i la rebel•lió dels presos d'Amygdaleza fins als fills de la segona generació d'immigrants que lluiten per obtenir la ciutadania grega.

Aquest moviment ha d'aprofundir-se, estendre's i coordinar-se. Per aconseguir tot això deu, abans de res i sobre tot, ser capaç de discutir la seva estratègia, tàctiques, iniciatives, activitats. Per aquesta raó, creiem que la participació en el míting antifeixista internacional organitzat per KEERFA els dies 5 i 6 d'octubre va més enllà dels límits d'una única organització. Cridem als antifeixistes de tota Grècia a participar en les assemblees a nivell nacional del 5 d'octubre. A més, ens estem preparant per donar la benvinguda a amics i companys de tothom per a la reunió antifeixista de l'endemà. Proposem una coordinació de l'activitat a nivell europeu amb un dia internacional d'acció el 22 de març de 2014 i altres accions contra el feixisme i les polítiques racistes de la Fortalesa Europa.

Vivint a Atenes, Tessalònica i altres ciutats gregues, tenim el “luxe” de sentir més clarament que ningú a Europa els xiscles d'un sistema que en la seva major crisi amenaça amb reviure als monstres del segle XX. Us esperem a Atenes, el 5 i 6 d'octubre per assegurar-nos que en la batalla més important dels nostres temps, no triomfarà la desesperació, sinó l'esperança.

Signants

  1. Petros Constantinou (coordinador de KEERFA, regidor a l'Ajuntament d'Atenes. Portat a judici per la seva activitat anti-racista i antifeixista sota els càrrecs de “difondre notícies falses”).
  2. Javied Aslam (líder de la Comunitat Pakistanesa a Grècia. Perseguit per l'Estat grec en col•laboració amb la dictadura de Musharraf per falsos càrrecs dels quals va ser absolt).
  3. Spyros Marketos (historiador, Universitat Aristòtil de Tessalònica. Acusat de “tràfic de persones” per acompanyar a un refugiat somali a l'aeroport de Tessalònica).
  4. Babis Kouroundis (advocat, membre de la Junta del Col•legi d'Advocats de Tessalònica. Acusat al costat de Spyros Marketos per acompanyar a un refugiat somali a l'aeroport de Tessalònica).
  5. Kostas Papadakis (advocat, membre de KEDDE. Ha exercit la defensa d'immigrants en diversos casos, entre ells el de la immigrant sindicalista Konstantina Kuneva).
  6. Kostas Arvanitis (periodista).
  7. Moses Litsis (periodista, membre del Consell de Sindicats de Periodistes - ESIEA).
  8. Margarita Papamina (mestra de Primària, membre de KEERFA en La Canea, Creta. Demandada per Alba Daurada per llençar al mar presumptament a un dels seus líders).
  9. Eugenia Kouniaki (advocada, activa en el moviment pels drets dels immigrants i refugiats. Ha portat casos d'atacs feixistes homicides, com el perpretat per Skordelli, membre d’Alba Daurada, en Agios Panteleimonas).
  10. Dimitris Livieratos (historiador del moviment dels treballadors, combatent a la Resistència contra els Nazis als anys 40).
  11. Makis Kavouriaris (acadèmic, va participar al moviment contra la dictadura).
  12. Katerina Thoidou (periodista de "Solidaritat Obrera", membre de KEERFA en Nikea. Demandada per "difamació" per iniciativa d'un advocat assalariat que treballa per Alba Daurada).
  13. Takis Zotos (advocat, membre de KEERFA. Advocat de l'acusació en el cas de l'assassinat del treballador pakistanès Shehzad Lukman per part de membres d’Alba Daurada).
  14. Vassilis Kukalani (director de l'obra de teatre anti-racista "Una festa a casa de Nurian").
  15. Thanassis Kampagiannis (advocat, autor del llibre "La lluita contra el racisme avui").
  16. Geòrgia Mavragani (directora de teatre, participa en el Moviment Mavili, "Kinisi Mavili").
  17. Jemali Miliazim (professor, membre de KEERFA en Xánthi. Víctima d'un atac feixista durant una campanya antifeixista, l'autor del qual va escapar).
  18. Irini Fotelli (treballadora al canal de televisió pública ERT).
  19. Nazim Mahmoud (treballador pakistanès, membre de KEERFA en Peristeri. Víctima d'un atac feixista, actualment processat per "danys físics" i "possessió d'armes").
  20. Resa Golami (Associació d'Afganesos Units a Grècia).
  21. George Tsamouris (membre de KEERFA en Zografou. Víctima d'un atac feixista, pel qual els criminals han estat condemnats).
  22. Abdul Shafir (immigrant pakistanès, ha estat pres en el camp de concentració d'Amygdaleza).
  23. Antonis Alfieris (membre de la Iniciativa Anti-Nazi del Pireu).
  24. Costes Katarahias (metge, president dels sindicats de treballadors de l'hospital Agios Savvas. Ha participat en condició de doctor en accions contra els camps de concentració i les "donacions de sang" d’Alba Daurada).
  25. Zaneta Lysikatou (estudiant, membre de KEERFA en Alexandroúpoli. Ha participat en protestes contra FRONTEX i contra la construcció del mur a Evros).
  26. Christina Lada (mestra de Primària. Va participar activament en la campanya antifeixista que va aconseguir la cancel•lació del “festival” nazi programat per Alba Daurada a Kalamata).
  27. Thanassis Diavolakis (professor, regidor a l'Ajuntament del Pireu. Participa al moviment antifeixista al Pireu).
  28. Rania Nenedaki (regidora a l'Ajuntament de Zografou).
  29. Dimitris Polychroniadis (professor de Primària, regidor a l'Ajuntament de Maroussi).
  30. Panos Garganas (editor del diari "Solidaritat Obrera", que duu a terme una cobertura a fons de les mobilitzacions antifeixistes i anti-racistes i ha estat demandat recentment per “difamació”).
  31. Katina Sifakaki (combatent en la Resistència contra els Nazis als anys 40, antifeixista, 97 anys).
  32. Maria Styllou (editora de la revista "Socialisme des de baix").
  33. Yannis Sifakakis (Coalició Stop the War. La seva intervenció va ser important a la campanya duta a terme per demostrar el segrest d'immigrants pakistanesos després de les bombes de Londres el 2005. El seu telèfon va ser intervingut. Aquest cas encara no s'ha resolt en els jutjats).

 

L’omicidio a sangue freddo del 34enne Pavlos Fyssas, da parte di accoltellatori di Alba Dorata in un agguato nazista, ha sconvolto milioni di persone, non solo in Grecia ma anche in tutto il mondo.

Otto mesi fa, è stato il pakistano Shehzad Luqman a perdere la propria vita, accoltellato da albadorati a Petralona [Atene, n.d.t.]. Adesso la campana suona per tutti: i battaglioni d’assalto parastatali dei neonazi, con le magliette nere e le varianti della svastica, effettuano degli attacchi mortali ormai contro persone della sinistra, anarchici, comunisti, sindacalisti, omosessuali e antifascisti. Nel contempo, la catastrofe economica, che sta alle origini dell’ascesa del fascismo, diventa sempre più profonda. Chi pensava ad un veloce ritorno alla normalità, che oggettivamente avrebbe sgonfiato Alba Dorata, è stato smettito. Le sfide più importanti non si trovano alle nostre spalle. Ma davanti a noi.

Le responsabilità del governo di destra di Antonis Samaràs, che governa assieme a ciò che resta del PASOK socialdemocratico sotto la guida di Evaggelos Venizelos, non potrebbe essere più grande. Sappiamo che le analogie storiche possono essere spesso devianti. Ma la crisi che sta affrontando la società greca potrebbe essere paragonata solo a quella degli anni ’30. Alba Dorata ha come suo modello il partito nazionalsocialista di Hitler. Di fronte a questa minaccia, il governo di Samaras inasprisce la sua agenda di estrema destra, governando ormai per decreti legge. Sembra oscillare tra le politiche di Dollfuss nell’Austria interbellica e di Brüning nella Germania di Weimar. Storicamente, queste politiche non hanno messo fine al fascismo, ma gli hanno aperto la strada.

Il razzismo è diventato in Grecia la politica ufficiale dello stato: migliaia di migranti vengono reclusi in campi di concentramento fino a 18 mesi, per il solo motivo di non essere in possesso di documenti in regola. L’accesso al centro di Atene, per chi è di carnagione scura, è pericoloso, a causa delle operazioni di rastrellamento della Polizia Greca definite con il nome, di ispirazione orwelliana, “Zeus Xenios” [il dio dell’ospitalità, n.d.t.] e per gli attacchi fascisti di Alba Dorata. Nel contempo, il governo di Samaras continua ad implementare punto per punto i Memoranda dell’austerità imposti dalla Troika, reprimendo con ferocità ogni mobilitazione dei sindacati, degli operai e dei giovani, cioè delle uniche forze che può offrire una soluzione alternativa e collettiva all’abisso della crisi. Il governo taglia così le fondamenta delle libertà e dei diritti democratici conquistati con sangue e sacrifici in seguito alla caduta della dittatura dei colonnelli e alle lotte nel periodo della Metapolitefsi [periodo successivo alla dittatura, n.d.t.].

Chi di noi firma questo appello non crede che la storia si stia ripetendo. Abbiamo già visto nella prassi – per essere precisi abbiamo energeticamente formato – la forza che può dare oggi un esito diverso alla minaccia fascista, al contrario di quanto è successo negli anni 30. Le grandi manifestazioni antifasciste per l’omicidio di Pavlos Fyssas non sono cadute dalle nuvole: dietro c’è la persistenza e gli anni di attività antifascista e antirazzista, nei quartieri, negli spazi, nelle grandi mobilitazioni (come quella del 19 gennaio). Questo è il movimento che controlla le strade, non i battaglioni d’assalto di Alba Dorata. Lo sviluppo più speranzoso degli ultimi mesi è l’emergere di un antirazzismo combattente il cui soggetto sono i migranti stessi, dai lavoratori della terra di Manolada, alla rivolta dei detenuti del centro di detenzione di Amygdaleza, fino ai ragazzi delle seconde generazioni che stanno rivendicando la cittadinanza.

Questo movimento deve crescere, diffondersi, essere coordinato. Affinché tutto ciò avvenga, deve prima di tutto, e soprattutto, discutere: sulla sua strategia, le sue tattiche, le sue iniziative, la sua azione. Per questo motivo, crediamo che la partecipazione all’Incontro Antifascista organizzato da KEERFA il 5-6 ottobre ad Atene superi i limiti di una singola organizzazione. Invitiamo gli antifascisti e le antifasciste di tutta la Grecia a partecipare alle assemblee del 5 ottobre. Ci stiamo preparando per accogliere amici e compagni da tutto il mondo al nostro incontro internazionale del giorno dopo. Proponiamo un coordinamento europeo con una mobilitazione internazionale il 22 marzo 2014. Ci coordiniamo in azioni dirette contro il fascismo e il razzismo della Fortezza Europa.

Da Atene, Salonicco e dalle altre città greche abbiamo il “lusso” di sentire meglio di chiunque altro in Europa il cigolio di un sistema che nel momento della sua più grande crisi, minaccia di ridare vita ai mostri del 20imo secolo. Vi aspettiamo ad Atene, il 5-6 ottobre per garantire che nella più grande lotta dei nostri tempi, non sarà la disperazione a vincere, ma la speranza.

Firmano

1. Petros Konstantinou (coordinatore di KEERFA e consigliere comunale di Atene. Imputato con l’accusa di ”spargere notizie false” per la sua attività antirazzista e antifascista).

2. Javed Aslam (membro dirigenziale della Comunità Pakistana della Grecia. Processato dallo stato greco in collaborazione con la dittatura di Musaraf con accuse false, per le quali fu assolto)

3. Spyros Marketos (storico, Università Aristotele di Salonicco. Imputato per “traffico di persone” perché ha accompagnato una rifugiata somala all’aeroporto di Salonicco).

4. Babis Kouroundìs (avvocato, membro dell’Ordine degli Avvocati di Salonicco. Imputato insieme a Spyros Marketos, per aver accompagnato una rifugiata somala all’aeroporto di Salonicco).

5. Kostas Papadàkis (avvocato, membro di KEDDE [movimento per le libertà e i diritti democratici dei nostri tempi, n.d.t.]. Ha difeso numerosi migranti, tra cui anche la sindacalista migrante Kostantina Kuneva).

6. Kostas Arvanitis (giornalista, licenziato per aver parlato delle torture degli antifascisti).

7. Moissìs Lìtsis (giornalista, membro del Consiglio Amministrativo dell’ordine dei giornalisti di Atene).

8. Margarita Papamina (insegnante, membro di KEERFA Chania. Processata dai neonazisti per aver buttato uno dei leader di Alba Dorata locale nel mare).

9. Eugenia Kouniaki (avvocato. Attivista per i diritti dei migranti e dei rifugiati che ha difeso i casi degli attacchi assassini fascisti, come quello di Skordeli in Agios Panteleimonas).

10. Dimitris Livieràtos (storico del movimento operaio, militante della resistenza contro i nazisti).

11. Makis Kavouriàris (accademico, militante del movimento anti-dittatoriale).

12. Katerina Thoìdou (giornalista del giornale “Solidarietà Operaia”, membro di Keerfa Nikea. Processata per “calunnia” in seguito ad un’iniziativa presa da un avvocato che lavora per Alba Dorata).

13. Takis Zotos (avvocato, membro di KEERFA. Parte civile nel caso del pakistano assassinato Shezad Luqman)

14. Vassilis Koukalàni (direttore dell’opera teatrale “una festa a Nouriàn”).

15. Thanàssis Kabagiannsi (avvocato, scrittore del libro “La lotta contro il razzismo oggi”).

16. Georgia Mavragàni (direttrice, partecipa al movimento Mavili -teatro occupato Embros).

17. Jemali Miliajim (insegnante in Komotini, membro di KEERFA. Vittima di un attacco fascista durante una mobilitazione antifascista).

18. Irene Fotèlli (impiegata di ERT).

19. Nazim Mahmut (operaio pakistano, membro di KEERFA Peristeri. Vittima di un attacco fascista, processato per “lesioni fisiche” e “porto d’armi”).

20. Reza Gholami (Unione di Afghani Uniti in Grecia).

21. Giorgos Tsamoùris (membro di KEERFA Zografou. Vittima di un attacco fascista, i cui attori sono stati condannati).

22. Abdul Safir (migrante da Pakistan, ex detenuto nel campo di concentramento di Amygdaleza).

23. Antonis Alfièris (membro dell’Iniziativa Antinazista di Pireo).

24. Kostas Katarachiàs (medico, presidente dell’unione del personale dell’ospedale Aghios Savvas. Ha partecipato come medico nelle attività contro i campi di concentramento e le “donazioni di sangue” di Alba Dorata).

25. Zaneta Lysikàtou (studentessa universitaria, membro di KEERFA Alexandroupoli. Ha partecipato alle mobilitazioni conto Frontex e il muro di Evros).

26. Christina Ladà (insegnante. Ha partecipato attivamente alla campagna antifascista che ha cancellato il festival programmato dei nazi di Alba Dorata in Kalamata).

27. Thanàssis Diavolàkis (professore, consigliere comunale in Pireo. Fa parte del movimento antifascista di Pireo).

28. Rania Nenedàki (consigliere comunale di Zografou, Atene).

29. Dimitris Polychroniadis (insegnante, consigliere comunale di Maroussi, Atene).

30. Panos Gargànas (direttore del giornale Solidarietà Operaia., che ha coperto tutte le mobilitazioni del movimento antifascista e antirazzista, processato dai fascisti per “calunnia”).

31. Katina Sifakaki (militante della Resistenza contro i nazisti negli anni 40, antifascista di 97 anni).

32. Maria Styllou (editrice della rivista “Socialismo dal basso”).

33. Giannis Sifakakis (Alleanza “Fermate la guerra”. Aveva partecipato attivamente al caso dei pakistani sequestrati [extraordinary rendition, n.d.t] dopo l’attacco terrorista a Londra nel 2005. Il suo telefono è stato intercettato. Il caso pende ancora).

Traduzione di Atene Calling

Dismantle the Nazi gang of Golden Dawn and the government that backed them

International Antifascist Meeting, October 5,6th, Rouf Basketball Stadium, Athens

We rejoice because the antifascist and antiracist movement forced Prime Minister Antonis Samaras and Minister of Public Order Nikos Dendias, who protected the activity of neo-Nazi Golden Dawn, to proceed to arrest the heads of the assault squads Michaloliakos and Kassidiaris.

The massive outcry and the vibrant angry antifascist demonstrations after the murder of Pavlos Fyssas in Keratsini, left no breathing space either for the government nor to Justice authorities, that in previous cases, such as the murder of Sachzat Loukman despite the apparent relationship of murderers with the Golden Dawn, stagnated ostentatiously.

We will not be complacent, we will not stop until we dismantle all of those responsible. Along with Michaloliakos and Kassidiaris Dendias should be found in prison because he was the political head of Hellenic Police, who pioneered the cover-up of the activities of neo-Nazis and police departments have become friendly havens for Golden Dawn members, places of torture of migrants with racist treatment being the norm. Racist sweeps, concentration camps, torture with the aid of instruments in Amygdaleza concentration camp opened the adoption of the racist agenda of Golden Dawn. In the police Headquarters, antifascists were tortured when they marched to Aghios Panteleimon (a neighborhood targeted by Golden Dawn). The "experiment of Agios Panteleimon" bears the stamp of ministers from both New Democracy and PASOK cooperating to the cover-up of pogroms and paving the way for Golden Dawn . It was Dendias’ colleagues who led the cover-up of the scandal of kidnapping of Pakistanis were not found at the helm of EYP (National Information Service) by accident at the head of research on Paul Fyssas’ murder. The 2nd Department of State Security directs the pro-Nazi persecutions coordinator KEERFA Petros Konstantinou. The theory of ‘two extremes’ was used as a weapon to legitimize Golden Dawn and to demonize the Left, as a supposedly being more dangerous than fascism!

We escalate our activity with the organization of the International and Nationwide Antifascist meeting on 5 and 6 October in Rouf Basketball courts in Athens. The Antifascist Meeting with a nationwide Meeting Saturday, October 5 and the International meeting against fascism on Sunday, October 6th is the opportunity for the movements to discuss their experiences and to shape our policy to turn the tide of Golden Dawn and smash the racist campaigns of the government .

The anti-fascist and anti-racist movement will dismantle neo-Nazis and the government who backed them.

ΚEERFA (MOVEMENT UNITED AGAINST RACISM AND FASCIST THREAT) - UNION OF IMMIGRANT WORKERS

Contact : Petros Constantinou, coordinator KEERFA, 6932828964, Javed Aslam, president of Union of Migrant Workers, 6955295322.

 

L'assassinat de sang froid de Pavlos Fyssas, artiste de 34 ans, à Keratsini par des voyous de l'Aube Dorée dans une embuscade nazie a choqué des millions de personnes en Grèce et dans le monde entier.

Il y a huit mois, c'est le travailleur pakistanais Shehzad Lukman qui a perdu la vie, poignardé par des membres de l'Aube Dorée à Petralona. Le tocsin résonne à présent pour tous-tes : les escadrons paramilitaires des néo-nazis, portant des chemises noires et des variations sur la croix gammée, lancent des attaques meurtrières contre les militants de gauche, les anarchistes, les communistes, les syndicalistes et les antifascistes. Dans le même temps se creuse le désastre économique, terreau de l'émergence du fascisme. Il est à présent clair que ceux qui ont cru à un retour rapide à la normalité et à un dégonflement automatique de l'Aube Dorée avaient tort. Les grands combats ne sont pas derrière nous. Ils sont devant nous.

La responsabilité du gouvernement de droite d'Antonis Samaras — soutenu par ce qui reste du PASOK social-démocrate d'Evangelos Venizelos — est écrasante. Nous comprenons que les analogies historiques peuvent souvent être trompeuses. Mais la crise que connaît la société grecque peut être comparée à celle des années 1930. L'Aube Dorée prend comme modèle le mouvement national-socialiste de Hitler. Face à cette menace, le gouvernement de Samaras durcit son programme réactionnaire, sous la forme de décrets autoritaires grâce à l'utilisation du pouvoir exécutif. Il semble osciller entre la politique d'Engelbert Dollfuss dans l'Autriche d'entre-deux-guerres et celle d'Heinrich Brüning en Allemagne sous la république de Weimar. L'expérience historique montre que ces politiques n'ont pas arrêté le fascisme, mais lui ont ouvert la voie.

Le racisme en Grèce est devenue la politique officielle de l'Etat. Des milliers d'immigrants sont parqués dans des camps de concentration pendant des périodes qui peuvent aller jusqu'à 18 mois parce qu'ils n'ont pas de papiers en règle. L'accès au centre-ville d'Athènes est dangereux si vous avez la peau sombre, que ce soit en raison de la politique de contrôle de la police grecque qui porte le nom orwellien de « Xenios Zeus » (Zeus l'hospitalier) ou en raison des attaques fascistes de l'Aube Dorée. En même temps, le gouvernement Samaras continue la mise en œuvre zélée des mémorandums d'austérité imposés par la Troïka et réprime sauvagement les mobilisations des syndicats et de la jeunesse, c'est à dire de la seule force qui peut fournir une alternative collective à l'abîme de la crise. Le gouvernement sape donc les fondements des libertés et des droits démocratiques acquis par le sang et le sacrifice, lors du renversement de la junte des colonels et des luttes de la période de transition qui a suivi.

Les signataires de cet appel ne croient pas que l'histoire ne fait que se répéter. Nous avons vu dans la pratique, et nous avons même pris une part active à la formation de la force qui peut tracer aujourd'hui un chemin différent contre la menace fasciste, contrairement à ce qui s'est passé dans les années 1930. Les grandes manifestations antifascistes contre l'assassinat de Pavlos Fyssas ne sont pas tombées du ciel. Derrière elles il y a un militantisme antifasciste et antiraciste obstiné, à long terme, dans les quartiers, sur les lieux de travail, dans des grandes mobilisations comme celle du 19 Janvier 2013. C'est ce mouvement qui contrôle les rues, pas les troupes d'assaut nazies de l'Aube Dorée. Le développement le plus prometteur de ces derniers mois est l'émergence d'un antiracisme militant avec les immigrés eux-mêmes comme sujet, depuis les cueilleurs de fraises de Manolada jusqu'aux prisonniers rebelles d'Amygdaleza en passant par les enfants de la deuxième génération qui luttent pour la citoyenneté.

Ce mouvement doit s'approfondir, s'étendre et se coordonner. Afin de réaliser tout cela, il doit d'abord et avant tout être en mesure de discuter de sa stratégie, de sa tactique, de ses initiatives, de ses activités. Pour cette raison, nous pensons que la participation à la conférence anti-fasciste organisée par KEERFA les 5 et 6 octobre dépasse les limites d'une organisation unique. Nous appelons les antifascistes de toute la Grèce à participer à la réunion nationale du 5 octobre. Nous nous préparons à accueillir des amis et des camarades du monde entier lors de la réunion internationale du lendemain. Nous proposons une coordination paneuropéenne de l'activité avec une journée internationale d'action le 22 Mars 2014 et d'autres actions contre le fascisme et la politique raciste de la « forteresse Europe ».

Nous vivons à Athènes, Thessalonique et dans d'autres villes grecques, où nous avons le «privilège» d'entendre plus clairement que quiconque en Europe les hurlements d'un système qui, traversant sa crise la plus sévère, menace de faire renaître les monstres du 20e siècle. Nous vous attendons à Athènes, les 5 et 6 octobre pour faire en sorte que, dans la plus grande bataille de notre temps, ce ne soit pas le désespoir qui l'emporte, mais l'espoir.

Signataires:

1. Petros Constantinou (coordinateur de KEERFA, conseiller municipal à Athènes.Poursuivi du fait de son activité anti-raciste et anti-fasciste pour « diffusion de fausses nouvelles »).

2. Javied Aslam (leader de la communauté pakistanaise en Grèce. Persécuté par l'Etat grec en collaboration avec la dictature Musharraf sur de fausses accusations pour lesquelles il a été acquitté).

3. Spyros Marketos (historien, Université Aristote de Thessalonique. Accusé de « traite d'êtres humains » pour avoir accompagné une réfugiée somalienne à l'aéroport de Thessalonique).

4. Babis Kouroundis (avocat, membre du conseil d'administration du Barreau de Thessalonique. Accusé aux côtés de Spyros Marketos pour avoir accompagné une réfugiée somalienne à l'aéroport de Thessalonique).

5. Kostas Papadakis (avocat, membre du KEDDE. Il a défendu des immigrés dans de nombreux cas, parmi lesquels celui de la syndicaliste immigrée Konstantina Kouneva).

6. Kostas Arvanitis (journaliste).

7. Moisis Litsis (journaliste, membre du conseil de l'Union des Journalistes — ESIEA).

8. Margarita Papamina (enseignante en école primaire, membre du KEERFA à La Canée. Poursuivie par Aube Dorée qui l'accuse d'avoir jeté un de ses dirigeants à la mer).

9. Eugenia Kouniaki (avocate. Elle est active dans le mouvement pour les droits des immigrants et des réfugiés et a défendu des victimes d'attaques fascistes meurtrières, parmi lesquelles celle de Skordelli, membre d'Aube Dorée, à Agios Panteleimon).

10. Dimitris Livieratos (historien du mouvement ouvrier, combattant de la Résistance contre les nazis dans les années 40).

11. Makis Kavouriaris (universitaire, a pris part au mouvement contre la dictature).

12. Katerina Thoidou (journaliste à "Solidarité ouvrière", membre du KEERFA à Nikaïa. Poursuivie pour « diffamation » à l'initiative d'un avocat payé par un membre d'Aube Dorée).

13. Takis Zotos (avocat, membre du KEERFA, Il a entrepris des poursuites dans le cas de l'assassinat du travailleur pakistanais Shehzad Lukman par les membres d'Aube Dorée).

14. Vassilis Kukalani (directeur de la pièce de théâtre antiraciste « Un festin chez Nutian »).

15. Thanassis Kampagiannis (avocat, auteur du livre « La lutte contre le racisme aujourd'hui »).

16. Georgia Mavragani (réalisatrice, participe au « collectif Mavili »).

17. Jemali Miliazim (enseignant, membre du KEERFA à Xanthi. Victime d'une attaque fasciste lors d'une campagne antifasciste, l'agresseur a pris la fuite).

18. Irini Fotelli (employée de la chaîne de télévision publique ERT).

19. Nazim Mahmoud (travailleur pakistanais, membre du KEERFA à Peristeri. Victime d'une agression fasciste, aujourd'hui poursuivi pour « coups et blessures » et « possession d'armes »).

20. Reza Golami (Association des Afghans Unis en Grèce).

21. George Tsamouris (membre du KEERFA à Zografou.Victime d'une agression fasciste, pour laquelle les auteurs ont été condamnés).

22. Abdul Shafir (migrant pakistanais, ex-prisonnier du camp de concentration d'Amygdaleza).

23. Antonis Alfieris (membre de l'Initiative Anti-Nazie du Pirée).

24. Costas Katarahias (médecin, président du syndicat des travailleurs de l'hôpital Agios Savvas). Il a participé en tant que médecin à des actions contre les camps de concentration et contre les « dons du sang » organisés par Aube Dorée).

25. Zaneta Lysikatou (étudiante, membre du KEERFA à Alexandroupoli. Elle a participé à des manifestations contre Frontex et la construction du mur à Evros).

26. Christina Lada (enseignante en école primaire. Elle a participé activement à la campagne antifasciste qui a obtenu l'annulation du « festival » national nazi organisé par Aube Dorée à Kalamata).

27. Thanassis Diavolakis (enseignant, conseiller municipal au Pirée. Il participe au mouvement antifasciste au Pirée).

28. Rania Nenedaki (conseiller municipal à Zografou).

29. Dimitris Polychroniadis (enseignant en école primaire, conseiller municipal à Maroussi).

30. Panos Garganas (rédacteur en chef de « solidarité ouvrière », qui a largement couvert les mobilisations du mouvement antifasciste et antiraciste et qui est poursuivi pour “diffamation”).

31. Katina Sifakaki (combattant de la Résistance contre les nazis dans les années 1940, antifasciste, 97 ans).

32. Maria Styllou (magazine “Sosialismos apo ta Kato” - “Socialisme par en Bas”).

33. Yannis Sifakakis (Coalition Arretez-la-Guerre).

El asesinato a sangre fría del artista de 34 años Pavlos Fyssas en Keratsini de manos de criminales de Amanecer Dorado en una emboscada nazi ha causado conmoción en millones de personas, no sólo en Grecia sino en todo el mundo.

Hace ocho meses fue el trabajador pakistaní Shehzad Lukman quien perdió su vida, apuñalado por miembros de Amanecer Dorado en Petrálona. Ahora las campanas doblan por todos: las brigadas paramilitares de los neo-nazis, con camisas negras y variantes de la esvástica, están llevando a cabo agresiones a integrantes de la Izquierda, anarquistas, comunistas, sindicalistas, homosexuales y anti-fascistas. Al mismo tiempo, el desastre económico que subyace al surgimiento del fascismo se está profundizando. Ha quedado demostrado que aquéllos que creían en un retorno rápido a la normalidad que desinflaría automáticamente a Amanecer Dorado estaban equivocados. Los mayores retos no quedan atrás. Los tenemos aún por delante.

La responsabilidad del Gobierno de Derecha de Antonis Samarás, con apoyo de lo que queda del partido social-demócrata PASOK de Evángelos Venizelos, no podría ser mayor. Entendemos que las analogías históricas a menudo pueden resultar confusas. Pero la crisis que está atravesando la sociedad griega puede compararse con la de los años 30. El modelo mismo de Amanecer Dorado con el movimiento nacional-socialista de Hitler. Bajo esta amenaza, el Gobierno de Samarás está endureciendo su agenda conservadora en forma de decretos autoritarios mediante el uso del poder ejecutivo. Parece oscilar entre la política de Engelbert Dollfuss en Austria en el período entre guerras y la de Heinrich Brüning en la Alemania de la época de Weimar. Históricamente, estas políticas no pusieron ninguna barrera al fascismo, sino que le prepararon el camino.

El racismo en Grecia se ha convertido en una política oficial de Estado. Miles de inmigrantes están detenidos en campos de concentración hasta 18 meses por estar indocumentados. Acceder al centro de Atenas, si tienes la piel oscura, es peligroso, ya sea por el proyecto de “parar y registrar” de la policía griega (ELAS) con el nombre orwelliano de “Xenios Zeus” (Zeus hospitalario) o por los ataques fascistas de Amanecer Dorado. Al mismo tiempo, el Gobierno de Samarás continúa implementando fielmente el memorándum de austeridad impuesto por la Troika y reprime brutalmente cualquier movilización de los sindicatos y de la juventud, esto es, de la única fuerza que puede proporcionar una alternativa colectiva al abismo de la crisis. De este modo, el Gobierno socava los cimientos de las libertades y los derechos democráticos conseguidos con sangre y sacrificio, con el derrocamiento de la Junta de los Coroneles y las luchas que siguieron en el período de la transición.

Los firmantes de este llamamiento no creemos que la historia simplemente se repita. Hemos visto en la práctica – de hecho hemos participado activamente en darle forma- la fuerza que puede trazar hoy un camino diferente contra la amenaza fascista, no como ocurrió en los años 30. Las manifestaciones anti-fascistas multitudinarias contra el asesinato de Pavlos Fyssas no han caído del cielo. Detrás de ellas hay un persistente y duradero activismo anti-fascista y anti-racista, en barrios, lugares de trabajo y grandes movilizaciones como la del 19 de enero de 2013. Es este movimiento el que controla las calles, no las tropas de asalto de Amanecer Dorado. Lo más prometedor en los últimos meses ha sido el surgimiento de un anti-racismo militante por parte de los inmigrantes mismos, desde los recolectores de fresas de Manolada y la rebelión de los presos de Amygdaleza hasta los hijos de la segunda generación de inmigrantes que luchan por obtener la ciudadanía griega.

Este movimiento debe profundizarse, extenderse y coordinarse. Para lograr todo esto debe, antes de nada y sobre todo, ser capaz de discutir su estrategia, tácticas, iniciativas, actividades. Por esta razón, creemos que la participación en el mitin antifascista internacional organizado por KEERFA los días 5 y 6 de octubre va más allá de los límites de una única organización. Llamamos a los anti-fascistas de toda Grecia a participar en las asambleas a nivel nacional del 5 de octubre. Además, nos estamos preparando para dar la bienvenida a amigos y compañeros de todo el mundo para la reunión anti-fascista del día siguiente. Proponemos una coordinación de la actividad a nivel europeo con un día internacional de acción el 22 de marzo de 2014 y otras acciones contra el fascismo y las políticas racistas de la Fortaleza Europa.

Viviendo en Atenas, Tesalónica y otras ciudades griegas, tenemos el “lujo” de oír más claramente que nadie en Europa los chillidos de un sistema que en su mayor crisis amenaza con revivir a los monstruos del siglo XX. Os esperamos en Atenas, el 5 y 6 de octubre para asegurarnos de que en la mayor batalla de nuestros tiempos, no será la desesperación la que venza, sino la esperanza.

Firmantes

  1. Petros Constantinou (coordinador de KEERFA, concejal en el Ayuntamiento de Atenas. Llevado a juicio por su actividad anti-racista y anti-fascista bajo los cargos de “difundir noticias falsas”).
  2. Javied Aslam (líder de la Comunidad Pakistaní en Grecia. Perseguido por el Estado griego en colaboración con la dictadura de Musharraf por falsos cargos de los que fue absuelto).
  3. Spyros Marketos (historiador, Universidad Aristóteles de Tesalónica. Acusado de “tráfico de personas” por acompañar a un refugiado somalí al aeropuerto de Tesalónica).
  4. Babis Kouroundis (abogado, miembro de la Junta del Colegio de Abogados de Tesalónica. Acusado junto a Spyros Marketos por acompañar a un refugiado somalí al aeropuerto de Tesalónica).
  5. Kostas Papadakis (abogado, miembro de KEDDE. Ha ejercido la defensa de inmigrantes en diversos casos, entre ellos el de la inmigrante sindicalista Konstantina Kuneva).
  6. Kostas Arvanitis (periodista).
  7. Moses Litsis (periodista, miembro del Consejo de Sindicatos de Periodistas - ESIEA).
  8. Margarita Papamina (maestra de Primaria, miembro de KEERFA en La Canea, Creta. Demandada por Amanecer Dorado por tirar al mar presuntamente a uno de sus líderes).
  9. Eugenia Kouniaki (abogada, activa en el movimiento por los derechos de los inmigrantes y refugiados. Ha llevado casos de ataques fascistas homicidas, como el perpretado por Skordelli, miembro de Amanecer Dorado, en Agios Panteleimonas).
  10. Dimitris Livieratos (historiador del movimiento de los trabajadores, combatiente en la Resistencia contra los Nazis en los años 40).
  11. Makis Kavouriaris (académico, participó en el movimiento contra la dictadura).
  12. Katerina Thoidou (periodista de "Solidaridad Obrera", miembro de KEERFA en Nikea. Demandada por "difamación" por iniciativa de un abogado asalariado que trabaja para Amanecer Dorado).
  13. Takis Zotos (abogado, miembro de KEERFA. Abogado de la acusación en el caso del asesinato del trabajador pakistaní Shehzad Lukman por parte de miembros de Amanecer Dorado).
  14. Vassilis Kukalani (director de la obra de teatro anti-racista "Una fiesta en casa de Nurian").
  15. Thanassis Kampagiannis (abogado, autor del libro "La lucha contra el racismo hoy").
  16. Georgia Mavragani (directora de teatro, participa en el Movimiento Mavili, "Kinisi Mavili").
  17. Jemali Miliazim (profesor, miembro de KEERFA en Xánthi. Víctima de un ataque fascista durante una campaña anti-fascista, el autor del cual escapó).
  18. Irini Fotelli (empleada en el canal de televisión pública ERT).
  19. Nazim Mahmoud (trabajador pakistaní, miembro de KEERFA en Peristeri. Víctima de un ataque fascista, actualmente procesado por "daños físicos" y "posesión de armas").
  20. Reza Golami (Asociación de Afganos Unidos en Grecia).
  21. George Tsamouris (miembro de KEERFA en Zografou. Víctima de un ataque fascista, por el cual los criminales han sido condenados).
  22. Abdul Shafir (inmigrante pakistaní, ha estado preso en el campo de concentración de Amygdaleza).
  23. Antonis Alfieris (miembro de la Iniciativa Anti-Nazi de El Pireo).
  24. Costas Katarahias (médico, presidente de los sindicatos de trabajadores del hospital Agios Savvas. Ha participado en condición de doctor en acciones contra los campos de concentración y las "donaciones de sangre" de Amanecer Dorado).
  25. Zaneta Lysikatou (estudiante, miembro de KEERFA en Alexandroúpoli. Ha participado en protestas contra FRONTEX y contra la construcción del muro en Evros).
  26. Christina Lada (maestra de Primaria. Participó activamente en la campaña anti-fascista que logró la cancelación del “festival” nazi programado por Amanecer Dorado en Kalamata).
  27. Thanassis Diavolakis (profesor, concejal en el Ayuntamiento de El Pireo. Participa en el movimiento anti-fascista en El Pireo).
  28. Rania Nenedaki (concejala en el Ayuntamiento de Zografou).
  29. Dimitris Polychroniadis (profesor de Primaria, concejal en el Ayuntamiento de Maroussi).
  30. Panos Garganas (editor del periódico "Solidaridad Obrera", que lleva a cabo una cobertura a fondo de las movilizaciones anti-fascistas y anti-racistas y ha sido demandado recientemente por “difamación”).
  31. Katina Sifakaki (combatiente en la Resistencia contra los Nazis en los años 40, antifascista, 97 años).
  32. Maria Styllou (editora de la revista "Socialismo desde abajo")
  33. Yannis Sifakakis (Coalición Stop the War. Su interveción fue importante en la campaña llevada a cabo para demostrar el secuestro de inmigrantes pakistaníes tras las bombas de Londres en 2005. Su teléfono fue intervenido. Este caso aún no se ha resuelto en los juzgados).

The cold-blooded murder of 34 year old artist Pavlos Fyssas in Keratsini by thugs of the Golden Dawn in a Nazi ambush has sent shockwaves through millions of people, not only in Greece but around the whole world.

Eight months ago, it was a Pakistani worker Shehzad Lukman who lost his life, stabbed by Golden Dawn members in Petralona. Now the bell tolls for everyone: the paramilitary squads of the neo-Nazis, with black shirts and swastika variants, are now launching murderous attacks against leftists, anarchists, communists, trade unionists, gays and anti-fascists. At the same time, the economic disaster that underlies the emergence of fascism is getting deeper. Those who believed in a quick return to normality that would automatically deflate Golden Dawn have been proved wrong. The major challenges are not behind us. They are ahead of us.

The responsibility of the right-wing government of Antonis Samaras, supported by the remnants of the social-democratic PASOK under Evangelos Venizelos, could not be greater. We understand that historical analogies can often be misleading. But the crisis facing the Greek society can be compared to that of the 1930s. Golden Dawn models itself on the national-socialist movement of Hitler. Faced with this threat, the government of Samaras is hardening its right-wing agenda, in the form of authoritarian decrees through the use of executive power. It seems to oscillate between the politics of Engelbert Dollfuss in inter-war Austria and Heinrich Bruning in Weimar Germany. Historically, these policies did not put a barrier to fascism, but paved its road.

Racism in Greece has become official state policy. Thousands of immigrants are rounded in concentration camps for up to 18 months because they lack regular papers. Access to the city centre of Athens, if you are darked-skinned, is dangerous, either due to the Greek police's (ELAS) stop-and-search project with the Orwellian name "Xenios Zeus" (Hospitable Zeus) or due to the fascist attacks by Golden Dawn. At the same time, the Samaras government continues the faithful implementation of the Memoranda of austerity imposed by the Troika and savagely represses any mobilisation of the trade unions and the youth, ie of the only force that can provide a collective alternative to the abyss of the crisis. The government thus undermines the foundations of the freedoms and the democratic rights gained with blood and sacrifice, with the overthrow of the colonels' Junta and the struggles of the transition period that followed.

Those who sign this appeal do not believe that history simply repeats itself. We have seen in practice - in fact we have actively taken part in shaping - the power that can give today a different path against the fascist threat, unlike that of the 1930s. The huge anti-fascist demonstrations against the murder of Pavlos Fyssas did not fall from the sky. They have behind them a persistent and long-running anti-fascist and anti-racist activism, in neighbourhoods, in workplaces, in large mobilisations such as the one of 19 January 2013. It is this movement that controls the streets, not the Nazi storm troops of Golden Dawn. The most promising development in recent months is the emergence of a militant anti-racism with the immigrants themselves as its subject, from the strawberry pickers of Manolada and the rebellious prisoners of Amygdaleza to the second-generation children who struggle for citizenship.

This movement must deepen, spread and coordinate. In order to achieve all that, it must first and foremost be able to discuss its strategy, tactics, initiatives, activities. For this reason, we believe that participation in the anti-fascist meeting organised by KEERFA on 5-6 October exceeds the boundaries of a single organisation. We call on anti-fascists from all over Greece to participate in the nationwide assemblies of 5 October. We are preparing to welcome friends and comrades from around the world at the International meeting of the following day. We propose a pan-european coordination of activity with an international day of action on 22 March 2014 and other actions against fascism and the racist policies of "Fortress Europe".

Living in Athens, Thessaloniki and other Greek cities, we have the "luxury" to hear more clearly than anyone else in Europe the screeches of a system that in its biggest crisis threatens to regenerate the monsters of the 20th century. We are waiting for you in Athens, on 5-6 October to ensure that in the greatest battle of our times, it won't be despair that wins, but hope.

Signatories

1. Petros Constantinou (coordinator of KEERFA, councillor in Athens municipality. Prosecuted for his anti-racist and anti-fascist activity on charges of "disseminating false news").
2. Javied Aslam (leader of the Pakistani Community in Greece. Persecuted by the Greek state in collaboration with the Musharraf dictatorship on false charges for which he was acquitted ) .
3. Spyros Marketos (historian, Aristotle University of Thessaloniki. Charged with "human trafficking", because he accompanied a Somali refugee at the airport of Thessaloniki).
4. Babis Kouroundis (lawyer, member of the Board of the Bar Association of Thessaloniki. Charged alongside Spyros Marketos, because he accompanied a Somali refugee at the airport of Thessaloniki).
5. Kostas Papadakis (lawyer, member of KEDDE. He has undertaken a variety of cases defending immigrants, among them that of the immigrant trade-unionist Konstantina Kouneva).
6. Kostas Arvanitis (journalist).
7. Moses Litsis (journalist, member in the Board of Union of Journalists - ESIEA) .
8. Margarita Papamina (primary school teacher, member of KEERFA in Chania. Sued by Golden Dawn for allegedly throwing a leading member into the sea).
9. Eugenia Kouniaki (lawyer. She is active in movement for immigrants and refugees rights and has undertaken cases of murderous fascist attacks, amongst them that of the Golden Dawn member Skordelli in Agios Panteleimonas).
10. Dimitris Livieratos (historian of the workers' movement, Resistance fighter against the Nazis in the 40s).
11. Makis Kavouriaris (
academic, took part in the anti-dictatorship movement).
12. Katerina Thoidou (journalist in "Workers' Solidarity", member of KEERFA in Nikea. Sued for "defamation" on the initiative of
a salaried lawyer to a member of the Golden Dawn).
13. Takis Zotos (lawyer, member of KEERFA. He
has undertaken the prosecution in the case of the murder of the Pakistani worker Shehzad Lukman by Golden Dawn members).
14. Vassilis Kukalani (director of the anti-racist theatrical play "A feast at Nutian's").
15. Thanassis Kampagiannis (lawyer, author of the book "The struggle against racism today") .
16. Georgia Mavragani (director, participates in the Movement Mavili – "Kinisi Mavili").
17. Jemali Miliazim (teacher, member of KEERFA in Xanthi. Victim of a fascist attack during an anti-fascist campaign, of which the perpetrator escapes).
18. Irini Fotelli (employee in the public TV broadcaster ERT).
19. Nazim Mahmoud ( Pakistani worker, member of KEERFA in Peristeri. Victim of a fascist attack, now prosecuted for "bodily injury" and "possession of weapons").
20. Reza Golami (Association of Afghans United in Greece) .
21. George Tsamouris (member of KEERFA in Zografou.Victim of a fascist attack, for which the perpetrators have been convicted).
22. Abdul Shafir (
Pakistani immigrant, ex-prisoner in the concentration camp of Amygdaleza).
23. Antonis Alfieris (member of the Anti-Nazi Initiative of Piraeus).
24. Costas Katarahias (doctor, president of the workers' unions of Agios Savvas. He participated on his medical status in actions against the concentration camps and the "blood-donations" of Golden Dawn).
25. Zaneta Lysikatou (student, member of KEERFA in Alexandroupoli. She participated in protests against FRONTEX and the building of the wall in Evros).
26. Christina Lada (primary school teacher. She took active part in the anti-fascist campaign that
cancelled the nationwide planned nazi "festival" of Golden Dawn in Kalamata).
27. Thanassis Diavolakis (teacher, councillor in Piraeus municipality. He participates in the antifascist movement in Piraeus).
28. Rania Nenedaki (councillor in Zografou municipality).
29. Dimitris Polychroniadis (primary school teacher, councillor in Maroussi municipality).
30. Panos Garganas (editor of "Workers Solidarity", which has covered extensively the mobilisations of the anti-fascist and anti-racist movement and is being sued by fascists for "defamation").
31. Katina Sifakaki (fighter in the Resistance against the Nazis in the 1940s, antifascist, 97 years old).
32. Maria Styllou (editor of the magazine "Sosialismos apo ta Kato")
33. Yannis Sifakakis (Stop the War Coalition. He was central in the campaign to reveal the abductions of Pakistani immigrants after the London bombing in 2005. His phone was tapped. The case is still to be heard).

 

 

 

 

 

 

Dear friends and comrades,

The time is getting close for the international antifascist meeting in Athens. We have had a positive response from delegates from UK, France, Germany, Spain, Poland, Australia, Cyprus and USA. We propose to discuss our experiences of resistance against racism and fascism and try to form some steps of common actions. We propose a common international day of action next Spring (Sat 22 March). The meeting will be on Sunday 6th 11am-15pm. On Saturday 5th KEERFA is organizing its national assembly of delegates and a concert in the evening. Since we last communicated the state has began a prosecution against me as national coordinator of KEERFA. At the meeting on Saturday and Sunday we will discuss the campaign against this prosecution. We would like you to finalize and send us the names of delegations as soon as possible.

Greetings from Athens

Petros Constantinou, national coordinator of KEERFA,

Movement Against Racism and Fascist Threat, 00306932828964

Send email with your delegation or messages of solidarity to This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

The initial call in english, francais, spanish, catalan, greek

Faced with the rising threat of neo-Nazism, a new resistance movement unfolds and struggles to stop it before it's too late. On January 19, in Athens and in over 40 countries, thousands marched against fascism and racism, as a signal that the hope that struggles bring can defeat despair and fear.

Increasingly, governments are playing the card of racism  blaming immigrants for their dead-end crisis and mass unemployment. They want to turn immigrants into scapegoats for their bankruptcy.

Neo-nazis are bred by racism, the policies that build concentration camps for FRONTEX and the closure of the borders fortress Europe. They are also bred by the intensity of "anti-crime" policing, which governments attribute it to immigration, instead of blaming the poverty and misery that their policies bring. The neo-Nazis attempt to attract angry voters in a period of severe political crisis and undermining of democratic rights.

It's time to escalate, to strengthen and coordinate all over Europe and the world our common steps to resist the threat of fascism and racism.

There can be no tolerance for the attempt to legitimize the fascists using the national elections, the European Parliament and  the local elections as a means to whitewash their criminal activity in the streets and our neighbourhoods. We need to build  the struggle to defend the unity and workers' rights regardless of religion, ethnicity, gender, skin colour, sexual orientation. We need to defend the richness of multicultural society. Let’s make our neighbourhoods and our cities bridges of friendship and solidarity, away from rationales of separation. We should not allow the neo-Nazis to form attack squads, to raid and wreak terror by burning mosques and synagogues, beating migrants, refugees and Roma, attacking homosexuals and targeting militants of the left.

We urge the unions, youth organizations, the anti-racist and anti-fascist organizations, immigrant communities, movements defending the rights of gays, women, Roma to join us in the fight for a Europe and a world without racism and fascism, to block the lies, ignorance, fear and prejudice that breed racism, Islamophobia, anti-Semitism and pave the way for the fascists.

Let’s unite against fascist organisations and  racism and islamophobia!

We invite you in Athens on 5-6 October to a first international meeting of antifascist and antiracist movements to coordinate our steps.

UNISSONS-NOUS CONTRE LES ORGANISATIONS FASCISTES, LE RACISME ET L’ISLAMOPHOBIE

Rencontre internationale, Athènes, 5-6 Octobre 2013

Face à la menace montante du néonazisme, un nouveau mouvement de résistance se déploie et donne le combat pour les arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Le 19 Janvier à Athènes ainsi que dans plus de 40 pays, des milliers de gens ont manifesté contre le fascisme et le racisme, envoyant ainsi le message que l’espoir de la lutte peut vaincre le désespoir et la peur.

De plus en plus souvent les gouvernements jouent la carte du racisme et de l’islamophobie, visant les immigrés pour les impasses de la crise de du chômage massif. Ils veulent transformer les immigrés en boucs émissaires pour leur faillite.

Les néonazis se nourrissent du racisme, de la politique des camps de concentration, de Frontex et de la fermeture des frontières de l’Europe-forteresse. Ils se nourrissent de l’intensité de l’état policier pour « combattre la criminalité », laquelle est due selon les gouvernements aux immigrés et non a la pauvreté et la misère que sèment leurs politiques. Les néonazis tentent de s’attribuer les électeurs indignes qui tournent le dos aux partis traditionnels qui s’effondrent.

Il  est temps d’amplifier le mouvement, de nous renforcer, et de coordonner au niveau européen et mondial les pas communs de la résistance à la menace fasciste et au racisme.

Aucune tolérance ne doit exister face a la tentative des fascistes de se légitimer en utilisant les élections pour les parlements, pour le parlement européen, et les municipalités comme blanchissage pour leurs activités criminelles dans les rues et les quartiers. Il est nécessaire de construire la lutte pour défendre l’unité et les droits des travailleurs indépendamment de religion, de nationalité, de sexe, de couleur de peau, ou de préférence sexuelle. Défendons la richesse de la société multiculturelle. Faisons de nos quartiers et de nos villes des ponts d’amitié et de solidarité loin des logiques de discriminations. Ne laissons pas les néonazis constituer des milices fascistes et semer la terreur en mettant le feu a des mosquées et des synagogues, en frappant des refugiés, immigrés et Roms, en conspuant des homosexuels et ciblant des militants de gauche.

Nous appelons les syndicats, les organisations de jeunes, les organisations antiracistes et antifascistes, les communautés d’immigres, les mouvements de défenses des droits des homosexuels, des femmes, des Roms, a donner ensemble la lutte pour une Europe et un monde sans fascisme ni racisme, pour que soit mis un barrage aux mensonges, a l’ignorance, a la peur, et aux préjugés qui nourrissent le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, et préparent ainsi le terrain pour les fascistes.

Nous vous invitons à Athènes les 5 et 6 Octobre à une première rencontre internationale des mouvements antifascistes et antiracistes afin de coordonner nos pas.

Unámonos contra las organizaciones fascistas, el racismo y la islamofobia

Asamblea Internacional contra el fascismo y el racismo, el 5-6 de octubre de 2013 en Atenas.

Ante la amenaza creciente del neonazismo, un nuevo movimiento de resistencia se despliega y lucha para frenarlo antes de que sea demasiado tarde. El pasado 19 de enero, en Atenas y en más de 40 países, miles de personas se manifestaron contra el fascismo y el racismo, como muestra de que la esperanza traída por la lucha puede vencer a la desesperación y el miedo.
Cada vez más, los gobiernos están jugando la carta del racismo, culpando a los inmigrantes de su crisis sin salida y del paro masivo. Quieren hacer de los inmigrantes los chivos expiatorios de su bancarrota.

Los neonazis son engendrados por el racismo, por las políticas que construyen campos de concentración para la FRONTEX y por el cierre de las fronteras de la fortaleza Europa. También han sido engendrados por la intensidad de la “lucha contra el crimen”, atribuido éste por los gobiernos a la inmigración, en lugar de vincularlo a la pobreza y la miseria provocadas por sus políticas. Los neonazis intentan atraer a votantes coléricos en un período de crisis política grave y de eliminación de derechos democráticos.
Ahora es el momento de intensificar, reforzar y coordinar en toda Europa y en el mundo, nuestros pasos para hacer frente a la amenaza del fascismo y el racismo.

No puede haber tolerancia ante el intento de legitimización de los fascistas a través de las elecciones europeas, estatales, o locales, como medio para encubrir sus actividades criminales en las calles y en nuestros barrios. Necesitamos construir la lucha en defensa de la unidad, de los derechos civiles y de los derechos de los trabajadores, sin distinción de religión, etnia, género, color de piel, orientación sexual… Necesitamos defender la riqueza de la sociedad multicultural. Hagamos de nuestros barrios y nuestras ciudades puentes de relación y solidaridad, lejos de la lógica de la división. No deberíamos permitir que los neonazis formen brigadas de ataque para asaltar y causar el terror, que quemen mezquitas y sinagogas, agredan a inmigrantes, refugiados y gitanos, ataquen a gente LGBT y que hagan de los militantes de izquierda uno de sus objetivos.

Animamos a los sindicatos, organizaciones juveniles, organizaciones antirracistas y antifascistas, comunidades de inmigrantes, movimientos que defienden los derechos LGBT, mujeres, gitanos… a que se nos unan en la lucha por una Europa y un mundo sin racismo y fascismo, a impedir las mentiras, la ignorancia, el miedo y los perjuicios que generan racismo, islamofobia, antisemitismo y allanan el camino a los fascistas.

Unámonos contra las organizaciones fascistas, el racismo y la islamofobia,

Os invitamos a Atenas el 5-6 de octubre a la primera asamblea internacional de movimientos antirracistas y antifascistas para coordinarnos.

Unim-nos contra les organitzacions feixistes, el racisme i la islamofòbia

Assemblea Internacional contra el feixisme i el racisme, el 5-6 d’octubre de 2013 a Atenes

Davant l’amenaça creixent del neonazisme, un nou moviment de resistència es desplega i lluita per aturar-lo abans que sigui massa tard. El passat 19 de gener, a Atenes i a més de 40 països, milers de persones es van manifestar contra el feixisme i el racisme, com a mostra que l’esperança portada per la lluita pot vèncer la desesperació i la por.

Cada vegada més, els governs estan jugant la carta del racisme, tot culpant els immigrants de la seva crisi sense sortida i de la desocupació massiva. Volen convertir els immigrants en els bocs expiatoris de la seva fallida.

Els neonazis són engendrats pel racisme, per les polítiques que construeixen camps de concentració per a la FRONTEX i pel tancament de les fronteres de la fortalesa Europa. També han estat engendrats per la intensitat de la “lluita contra el crim”, atribuït pels governs a la immigració, en comptes de vincular-lo a la pobresa i la misèria provocades per les seves polítiques. Els neonazis intenten atraure votants enrabiats en un període de crisi política greu i d’eliminació de drets democràtics.

Ara és el moment d’intensificar, reforçar i coordinar arreu d’Europa i del món conjuntament els nostres passos per fer front a l’amenaça del feixisme i el racisme.

No hi pot haver cap tolerància davant l’intent de legitimització dels feixistes a través de les eleccions europees, estatals o locals, com un mitjà per encobrir les seves activitats criminals als carrers i als nostres barris. Necessitem construir la lluita en defensa de la unitat, dels drets civils i dels drets dels treballadors, sense distinció de religió, ètnia, gènere, color de pell, orientació sexual… Necessitem defensar la riquesa de la societat multicultural. Fem dels nostres barris i les nostres ciutats ponts de relació i solidaritat, lluny de la lògica de la divisió. No hauríem de permetre que els neonazis constitueixin brigades d’atac per assaltar i causar el terror, que cremin mesquites i sinagogues, apallissin immigrants, refugiats i gitanos, ataquin gent LGBT i que facin dels militants d’esquerra un dels seus objectius.

Animem els sindicats, organitzacions de joves, organitzacions antiracistes i antifeixistes, comunitats d’immigrants, moviments que defensen els drets LGBT, dones, gitanos… a que se’ns uneixin en la lluita per una Europa i un món sense racisme i feixisme, per impedir les mentides, la ignorància, la por i els prejudicis que generen racisme, islamofòbia, antisemitisme i aplanen el camí als feixistes.

Unim-nos contra les organitzacions feixistes, el racisme i la islamofòbia.

Us convidem a Atenes el 5-6 d’octubre a la primera assemblea internacional de moviments antiracistes i antifeixistes per tal de coordinar-nos.

Nα ενωθούμε ενάντια στις φασιστικές οργανώσεις, το ρατσισμό και τη ισλαμοφοβία

Διεθνής  Συνάντηση ενάντια στο ρατσισμό, το φασισμό, Αθήνα, 5  6 Οκτώβρη 2013

Μπροστά στην ανερχόμενη απειλή του νεοναζισμού, ένα νέο κίνημα αντίστασης ξεδιπλώνεται και δίνει τη μάχη για να τους σταματήσουμε πριν είναι αργά. Στις 19 Γενάρη, στην Αθήνα αλλά και σε πάνω από 40 χώρες  χιλιάδες διαδήλωσαν κατά του φασισμού και του ρατσισμού στέλνοντας το μήνυμα ότι η ελπίδα του αγώνα μπορεί να νικήσει την απελπισία και τον φόβο.

Όλο και πιο συχνά οι κυβερνήσεις παίζουν το χαρτί του ρατσισμού και  της ισλαμοφοβίας  στοχοποιώντας τους μετανάστες για τα αδιέξοδα της κρίσης και της μαζικής ανεργίας. Θέλουν να μετατρέψουν  τους μετανάστες σε αποδιοπομπαίους  τράγους για την χρεοκοπία τους.

Οι νεοναζιστές εκτρέφονται από το ρατσισμό , την πολιτική των στρατοπέδων συγκέντρωσης, της FRONTEX και του κλεισίματος των συνόρων της Ευρώπης-φρούριο. Εκτρέφονται από την ένταση της αστυνόμευσης για την «πάταξη της εγκληματικότητας» που οι κυβερνήσεις την αποδίδουν στην μετανάστευση αντί για τη φτώχεια και την εξαθλίωση που σκορπάνε οι πολιτικές τους.  Οι νεοναζί επιχειρούν να καρπωθούν αγανακτισμένους ψηφοφόρους που γυρνάνε την πλάτη στα παραδοσιακά κόμματα που καταρρέουν.

Είναι ώρα να κλιμακώσουμε, να δυναμώσουμε και να συντονίσουμε πανευρωπαϊκά και στον κόσμο ολόκληρο τα κοινά βήματα αντίστασης στη φασιστική απειλή και το ρατσισμό.

Καμιά ανοχή δεν μπορεί να υπάρχει στην απόπειρα των φασιστών να νομιμοποιηθούν χρησιμοποιώντας τις εκλογές για τα κοινοβούλια, την ευρωβουλή και  τους Δήμους ως πλυντήριο για την εγκληματική τους δράση στους δρόμους και τις γειτονιές.  Χρειάζεται να χτίσουμε τον αγώνα για να υπερασπίσουμε την ενότητα και τα δικαιώματα των εργαζομένων ανεξάρτητα από τη θρησκεία, την εθνικότητα, το φύλο, το χρώμα του δέρματος , τις σεξουαλικές προτιμήσεις . Να υπερασπίσουμε τον πλούτο της πολυπολιτισμικής κοινωνίας. Να κάνουμε τις  γειτονιές και τις πόλεις μας γέφυρες φιλίας και αλληλεγγύης μακριά από λογικές διαχωρισμών. Να μην αφήσουμε τους νεοναζί να συγκροτούν τάγματα εφόδου και να σπέρνουν τον τρόμο καίγοντας τζαμιά και συναγωγές, χτυπώντας μετανάστες πρόσφυγες και ρομά, προπηλακίζοντας ομοφυλόφιλους και στοχοποιώντας αγωνιστές της αριστεράς.

Καλούμε τα συνδικάτα, τις οργανώσεις της νεολαίας, τις αντιρατσιστικές και αντιφασιστικές οργανώσεις , τις κοινότητες μεταναστών, τις κινήσεις υπεράσπισης δικαιωμάτων των ομοφυλόφιλων, των γυναικών, των Ρομά να δώσουμε μαζί τη μάχη για μια Ευρώπη και ένα Κόσμο χωρίς φασισμό και ρατσισμό, για να μπει φραγμός στα ψέματα , την άγνοια, τον φόβο και τις προκαταλήψεις που εκτρέφουν το ρατσισμό,  την ισλαμοφοβία, τον αντισημιτισμό και  στρώνουν έτσι το έδαφος για τους φασίστες.

Σας καλούμε στην Αθήνα στις 5-6 Οκτώβρη σε μια πρώτη διεθνή συνάντηση αντιφασιστικών και αντιρατσιστικών κινημάτων για να συντονίσουμε τα βήματά μας.

Rassemblement de protestation Jeudi 7 Février a 14h devant la Mairie d’Athènes, avenue Athinas
La responsabilité pour la mort du vendeur Babarak Ndiaye repose sur les autorités municipales et sur Dendias, le ministre de l’ordre.
Stoppons les opérations racistes « skoupa » de la police et police municipale
Il est un fait évident que l’opération de la police de la municipalité d’Athènes à Thission Vendredi1/2  a entrainé la mort de Cheikh Ndiaye. C’était une question de temps pour que ces attaques barbares contre les vendeurs de rue provoquent ce résultat.

 

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